Passion pour la frances
Ouverte aux autres langues, aux autres cultures. La diversité culturelle que nous réclamons à notre profit, nous devons en faire bénéficier les autres, en particulier les cultures et les langues minoritaires. C'est une question de cohérence. Ouverte à l'anglais. La francophonie ne doit pas être opposée à l'anglophonie. L'heure n'est plus aux combats d'arrière-garde ! Il est important que l'Afrique fancophone parle aussi anglais, et réciproquement. C'est le sens du rapprochement entre la francophonie et le Commonwealth soutenu par le chef de l'Etat. Cette ouverture vaut aussi pour nos compatriotes. Ils savent que, pour compter dans le monde, ils doivent parler les langues étrangères. Nos universités l'ont bien compris qui, pour attirer les élites universitaires et scientifiques du monde entier, n'hésitent plus à leur proposer, en même temps qu'une immersion en français, des formations en anglais.
Enfin la francophonie doit être ouverte aux grands débats qui agitent la planète. Le club francophone – qui réunit des pays différents par leur niveau de richesse, leur culture, leur religion – doit toujours mieux s'impliquer dans la résolution des conflits, dans le progrès des libertés politiques, la promotion d'un développement partagé et durable. C'est ce qu'il fait avec succès sous l'impulsion décisive d'Abdou Diouf. Nous le démontrerons une nouvelle fois à Montreux.
C'est cette francophonie ouverte et décomplexée qui inspire la politique étrangère de la France. Elle fonde notre soutien à l'Organisation internationale de la francophonie, que le président réaffirmera. Elle guide l'engagement de Jean-Pierre Raffarin, représentant personnel du chef de l'Etat pour la francophonie. Elle justifie notre action audiovisuelle extérieure, notre réseau de 460 lycées français, notre partenariat avec les centaines d'alliances françaises qui enseignent notre langue. Elle inspire la réforme d'envergure que nous avons lancée en créant, avec l'Institut français, la grande agence culturelle extérieure dont notre pays avait besoin.
Avec la francophonie, ce ne sont pas seulement nos intérêts qui sont en jeu. Rappelons-nous : Rousseau voyait l'origine des langues dans les passions, plus que dans le besoin des hommes. Oui, ce sont aussi de grandes passions qui sont en jeu ! Passion de l'autre, passion de la liberté, passion de la justice, passion à la française…

Comentarios
Publicar un comentario